La femme qui tuait les hommes – Eve de Castro

Résumé :

Jeanne pense souvent au point de bascule. L’instant où la vie change de cours. Où l’homme qui n’était qu’un voisin, un parent, un amant, un fonctionnaire, un commerçant, devient un criminel ou une victime. Quand elle compulse ses dossiers, quand elle punaise une coupure de presse sur son mur, c’est ce mystère qui la hante. L’instant où le passé, le présent et l’avenir cristallisent sans remède. »
Paris, 2017. Saint-Pétersbourg, 1909. Une rencontre sur un quai de métro. Un hallucinant fait divers. Un voyage entre deux mondes où se noue le destin d’une couturière octogénaire, d’un écrivain coureur de jupons, du jeune Lénine et d’une terrible justicière. Une comtesse savoyarde y côtoie un poseur de rails et un cirque ambulant. De la Russie prérévolutionnaire au Paris littéraire, mêlant humour, tendresse et gravité, Eve de Castro nous embarque, nous bouscule, nous envoûte.

Mon avis : Un livre que j’ai eu du mal à démarrer, les premiers chapitres je me perdais sur « qui parle », « à quelle époque sommes nous » et puis après j’ai fini par prendre le rythme. J’ai beaucoup aimé les passages de Lena, découvrir la Russie, l’histoire, son histoire qui est envoutante et tellement défendable … Je dirais même « juste ». J’ai aimé cette femme.
Pour l’histoire de Jeanne, j’ai bien aimé cette femme mais sans accroché réellement.

Ce livre restera dans mon top lecture de l’année, c’est sûr.

Je le recommande.

Piège Nuptial – Douglas Kennedy

Résumé :
Tout quitter pour le bout du monde ? Non : quitter le bout du monde à tout prix !
Quelques règles élémentaires de survie dans le bush australien :
1) Ne jamais conduire en pleine nuit sur une route déserte : un kangourou se ferait une joie de défoncer votre pare-chocs.
2) Ne jamais céder aux charmes d’une auto-stoppeuse du cru.
3) Et ne jamais se laisser droguer, enlever et épouser par ladite autochtone.
Dans son village, en effet, le divorce n’est pas autorisé. Mais le nombre de veuves y est impressionnant…

Mon avis :
Livre lu en 1 jour et demi dont 75% en 1 jour. J’ai adoré. L’humour du livre nous emmène dans l’histoire puis, une fois aspiré, le livre se lit très vite et j’ai été pressé de connaitre le déroulement, la fin.
Une belle découverte que je recommande fortement.

Ecoutez nos défaites – Laurent Gaudé

Résumé :

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

Mon avis :

Un livre très prenant, jusqu’au bout on s’attend à une fin qui n’est pas celle écrite. Le romain se veut mélancolique, à la fin il n’y a pas de bons ou de mauvais côté il reste des faits. Je le recommande.
C’est très bien écrit et la lecture est facile.
Ce livre m’a ramené dans l’univers de la série « Homeland » que j’aime beaucoup mais qui est psychologiquement dure.

Mort sur le net – Christian Grenier

Résumé :
C’est l’histoire d’un homme, François Malan, qui est retrouvé un après-midi mort pourfendu dans sa chaise de bureau. Tout laisse supposer que ce serait une grosse épée, qui serait sorti « comme par magie » d’une vitrine, et aurait tué François Malan avant de disparaître mystérieusement. Logicielle se retrouve chargée de l’enquête, et doit découvrir qui est l’assassin, comment est-il sorti de l’appartement alors que toutes les issus étaient fermées, et pourquoi l’a-t-il tué …

Mon avis :
Comme tous les autres de la série, ce livre est parfait. Lu très rapidement. Vivement les prochaines aventures de Max & Logicielle.

L’atelier des souvenirs – Anne Idoux-Thivet

Résumé :

Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.
Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour.

Mon avis :

J’ai adoré, du début à la fin. Tout est prenant, l’atelier d’Alice et les souvenirs des petits vieux, Chloé, Alice et leurs amours respectifs.
C’est très bien écrit, les chapitres sont court, on enchaine et hop c’est déjà la fin.

L’étrange disparition d’Esme Lennox – Maggie O’Farrell

Résumé :

A Édimbourg, l’asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d’enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n’avait jamais entendu parler d’elle jusque-là.

Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ?

Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l’exclusion…

Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches ? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d’une vie volée…

Mon avis :

Pour moi il a été très dur de lire ce livre pour plusieurs raisons : 
– Il est difficile de déterminé qui parle dans le livre – connaitre le personnage du « je »
– Il a été difficile d’être pour ou contre un personnage car que ce soit Esme, Kitty, les parents ou Alexandre : ils sont tous méchants, gentils, énervants ou vrais suivants les chapitres.
Il est « marrant » de voir que si une personne est différente, elle est rejetée. On peut le comprendre à l’époque où se passe l’histoire mais c’est encore très réel aujourd’hui, bien que sûrement moins extrême.
Cette femme, trahie par sa famille, sa sœur, qui a vu sa vie gâchée : enfermée 61 ans dans un asile de « fous » est aussi lucide et intelligente.
Finalement sa sœur mérite bien sa maladie d’Alzheimer. Mais perds t’elle la mémoire où est ce le remords que la lui fait perdre ?
J’ai adoré ce livre.

La joueuse de go – Shan Sa

Résumé :
Depuis 1931, le dernier empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par l’armée japonaise.
Alors que l’aristocratie tente d’oublier dans de vaines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de seize ans joue au go.
Place des Mille Vents, ses mains infaillibles manipulent les pions.
Mélancolique mais fiévreuse, elle rêve d’un autre destin.
 » Le bonheur est un combat d’encerclement.
 » Sur le damier, elle bat tous ses prétendants.
Mais la joueuse ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais dur comme le métal, à peine plus âgé qu’elle, dévoué à l’utopie impérialiste.
Ils s’affrontent, ils s’aiment, sans un geste, jusqu’au bout, tandis que la Chine vacille sous les coups de l’envahisseur qui tue, pille, torture.

Mon avis :
J’ai acheté ce livre, il y environ 15 ans. Je viens de le lire pour la première fois. Il s’agissait d’une lecture forcée au collège. Je suis content de l’avoir enfin lu, l’histoire d’amour est une joueuse de go chinoise et un soldat japonnais est vraiment prenante, bouleversante.

Je recommande ce livre.

Ce que pense ma femme – Eva Baldaras

Résumé :
Claire est une jeune femme ambitieuse, avec des idées bien arrêtées sur la façon de mener sa vie, en toute indépendance. Elle nous raconte son histoire en toute sincérité, ses pensées de femme sur « l’autre égalité des sexes », qui ne sera jamais résolue par des lois, cet « autre » qui ne disparaîtra jamais, selon elle.

Cette histoire romantique et drôle revisite ce sujet éternel, vu du versant d’une femme et complété par le point de vue de son homme. Le lecteur se place ainsi tantôt dans la peau d’une femme, tantôt dans celle d’un homme et tente de les comprendre.

Et vous, l’égalité des sexes, qu’en pensez-vous ?

Mon avis :
L’égalité des sexes est et sera toujours un sujet de discussions et à tout niveau : à la maison, au travail, dans la rue. Le droit de vote des femmes en 1944 a été le début du changement. Pourtant plus de 70 ans après, l’égalité est encore très inégale.
Dans ce livre, les inégalités relevées sont surtout les phrases et pensées toutes faites que l’on entend tout le temps. « Les femmes à la maison, les hommes au travail » etc.

J’ai beaucoup suivre les vies de Claire & Marco, on se retrouve au milieu d’une comédie très prenante, les histoires sont simples, l’humour est présent et on sent bien que tout pourrait être réaliste. Dans certaines situations, je me suis assez facilement reconnu.

Je recommande ce livre.

Mémo : Auteure rencontrée au salon des auteurs givrés de Belfort (2018)

Une vie sans fin – Frédéric Beigbeder

Résumé :
« La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158 857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale.
Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes.
Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir. »
F. B.

Mon avis :
Comme tous les livres de cet auteur, il est difficile de donner son avis sans dévoiler la fin. Il faut le lire pour se prendre la claque, imaginer le pire et finalement est heureux de la moralité de l’histoire.

Attention spoiler, avant de lire la suite, lisez le livre…

Beaucoup de gens rêvent de vivre éternellement, à travers les livres, à travers l’histoire mais peu réussissent vraiment. Rester vivant quelques années ou quelques siècles de plus est une utopie, pourtant des chercheurs, grands noms de notre époque recherchent ce grall. Mais finalement, passer sa vie à chercher à repousser sa mort, n’est ce pas courir vers celle ci ?

Ce que je retient de la moralité : La vie a un début et une fin, à nous de vivre intensément le moment présent, le futur arrivera bien assez tôt.

L’extraordinaire semaine de monsieur Fluet – Daniel Durand

Résumé :
Adhémar Léonce Gédéon Fluet, petit fonctionnaire qui travaille dans un ministère, voit sa vie perturbée par une série d’événements pour le moins… inhabituels.
Il va, par exemple, gagner une génisse à une tombola, être confondu avec un individu recherché par la police suisse, se trouver dans un bus qu’un passager tente de détourner vers Cuba, ou encore rencontrer un quidam qui pense être décédé en bas âge…

Mon avis :
Le résumé m’a fait pensé au livre de Jonas Jonasson : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », pensant que j’allais retrouver une série d’événements loufoque.
Pas du tout ! Je ne trouve pas que ce livre soit humoristique, enfin si, les 10 premières pages … puis les « vannes » deviennent absurdes, lourdes, le texte compliqué à lire. A la soixantième page, j’avais envie de l’arrêter.
Pourquoi ce sentiment ? Les péripéties sont à peine évoquées. Sur un chapitre de 20 pages, l’événement survient à la page 3 durant une demi page puis pendant les 17 autres la situation se complique, l’auteur joue sur les mots, les expressions de la langue française sans grand intérêt pour l’histoire. La vingtième page contient 4 lignes : chute et fin.

Je ne recommande pas ce livre. Dommage le paysage de la couverture est très joli.

Mémo : Auteur rencontré au salon des auteurs givrés de Belfort (2018)